
Cette page de blog présente une sélection de dessins qui furent des ébauches ou croquis rapides sur papier, attachés à des travaux graphiques déjà anciens. Par habitude, je les classe dans des cartons, quitte à les délaisser et les oublier. De dimension très modestes, ces croquis furent ici inspirés de sources iconographiques datées du seize ou dix-septième siècle. Ils côtoient en toute indépendance mes séries de gravures et dessins en cours de travail. Certains jouent sur des effets de superposition ou portent en mémoire des angles de repérages marqués au crayon de papier. D’autres gardent la trace d’une surcharge d’encre, délibérée ou accidentelle, qui s’est dispersée dans les fibres du papier.
J’ai choisi ce titre portraits archaïques parce que leurs sources mêmes sont hors d’âge, et hors de portée. À vrai dire, je ne sais plus trop quelles étaient précisément ces sources, liées à la série antérieure de dessins Portraits en Renaissance, ou une autre série qui m’accapara longtemps et qui deviendra une expérience d’estampe numérique ( voir Fake news en dentelles). Elle adviendra de ma découverte fortuite d’une collection de portraits du graveur hollandais Peter de Jode (1600-1630), rassemblés en un recueil par une main anonyme. Leurs fichiers numériques me furent confiés par la bibliothèque bmi d’Épinal-Golbey qui conserve cet ouvrage unique dans ses fonds précieux. J’ignore tout de ce que furent ces illustres personnages dans une époque très lointaine, mais sur ma feuille de papier légère et translucide, c’est un imaginaire qui s’invente.













